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Inter sessions France Inter / Le Parisien au Trabendo. Fauve, Fauve, Fauve...

.Ce vendredi soir, il fallait s’armer d’un peu de courage pour flâner dans les rues parisiennes, le mercure approchant un seuil intolérable en cette fin de mois de mars. Y a plus de saison... Heureusement France Inter et le Parisien sont là pour nous réchauffer. Direction le Trabendo pour l’inauguration des inter-sessions de France Inter. La seule perspective de se retrouver dans une salle au chaud nous a permis de traverser le parc glacé de la Villette

 

 

Le principe : offrir à de jeunes talents une scène pour s’exprimer durant 20 minutes devant un parterre d’auditeurs (concert que sur invit uniquement mais faciles à gagner sur le site de la station). Ce 29 mars c’était donc l’inauguration de ces intersessions. Marion Guilbaud et Didier Varrod nous ont tout d’abord présenté Isaac Delusion (pas vu car occupé à se réchauffer avec un hot dog). Robi est ensuite arrivée avec sa rythmique répétitive, sa voix profonde mais avec des textes trop plats et  un encéphalogramme de même. 20 min : pas top mais sympa à découvrir. Ce petit bout de fille a donné tout ce qu’elle a sur scène et a clamé tristement« On ne meurt plus d’amour ». Doit-on s'en plaindre?!

Pour être honnête, si on y est allé c’est que Fauve s’y produisait. En troisième partie. Donc voilà Fauve qui arrive et là forcément quelque chose d’autre. De plus puissant, une force de dire ce qu’on ressent. Ni du slam, ni du rap, ni du rock. Leur touche à eux, des textes cyniques, durs, froids, un excellent flow qui a propulsé tout le public dans une autre sphère -oui on sait, on vous en a déjà parlé dans un précédent papier -. Leurs clips étaient diffusés sur une grande toile derrière eux. Toujours cette image VHS, ces plans de pieds, de Paris, d’avions. Ces fondus qui nous renvoient à l’éternel impossibilité de prendre la bonne décision ou de se persuader qu’aux problèmes il n’y a qu’une seule et unique réponse. Des routes, des histoires, des drames et des voyages pour s’ancrer dans la réalité dure, amère que décrivent ces 5 parisiens avec un talent qui leur est propre et unique forcément.

 

 

 

 Il y a eu « Saint Anne » avec sa terrible description de ce Paris aseptisé, froid et dur. « Kané » éternelle et puissante chanson cosmique. « Nuits Fauves », incontournable, qui nous a projeté dans notre cher 9ème et un excellent « Blizard ». Un superbe titre qu’on aurait eu envie d’écrire et de faire découvrir au monde tellement il est bon. Mais comme c’était un session de plusieurs artistes, au bout de 20 minutes, il a bien fallu que ces 5 bons petits gars quittent la scène.

 

 

Egalité face aux autres, c’est le jeu, la règle, c’est normal. Sauf que eux ils ont été rappelés pour une autre chanson. Alors oui la règle a été bafouée mais les règles ont toujours des exceptions et là c’était superbe. Un rappel comme un p"tit goût de reviens. Un dernier pour la route. Celui qui réchauffe tout et qui rend une nuit inoubliable. Il ne faut pas trop s’enflammer : ils sont jeunes, n’ont pas encore d’album, leur EP devrait prochainement sortir, et ont encore quelques routes à traverser. Entre temps, on les recroisera le 07 juin au Bataclan ( places écoulées en quelques heures ).

Ensuite il y avait Alex Blanpain avec « Je ne sais plus pourquoi battait mon cœur ». On écoute, une voix, oui, ok bon non en fait, on rentre.Pas top. C’était dur après Fauve.

Merci à France Inter en tout cas et à ces 4 groupes d’artistes. Un bon début pour un week end glacial.

 

 

Bises



03/04/2013
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